Chemin de Croix Chemin de Croix 2018 Dieu Evangile Fils de Dieu Images de Jésus Christ Jésus Fils de Dieu Jésus aidé par Simon de Cyrène Jésus et Simon de Cyrène Jésus porte sa Croix Jésus trébuche sur le chemin Les 14 Stations du Christ
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j'aime beaucoup vos articles !
Par Suzie , le 21.10.2018
très joli !
Par Suzie , le 21.10.2018
bonjour, hier soir , je chercher mon cadie pour faire les courses, et je me suis rappeler que je l'avais oubli
Par robert87300, le 19.10.2018
une enquête est en cours si elle est vraiment soeur!
Par Ankie, le 18.10.2018
bonjour, comment tu va? merci pour tes commentaire et tes kiff, tu as un tres joli blog que j'aime beaucoup,,,
Par robert87300, le 18.10.2018
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Date de création : 27.01.2017
Dernière mise à jour :
18.10.2018
1499 articles
Le Christ s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur.
Pour nous, le Christ est devenu obéissant,
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.
Le Christ s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur. (cf. Ph 2, 8-9)
La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean
Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.
L. En ce temps-là,
après le repas,
Jésus sortit avec ses disciples
et traversa le torrent du Cédron ;
il y avait là un jardin,
dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi,
car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats
ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens,
arrive à cet endroit.
Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver,
s’avança et leur dit :
X « Qui cherchez-vous? »
L. Ils lui répondirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Il leur dit :
X « C’est moi, je le suis. »
L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis »,
ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
Il leur demanda de nouveau :
X « Qui cherchez-vous? »
L. Ils dirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Jésus répondit :
X « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis.
Si c’est bien moi que vous cherchez,
ceux-là, laissez-les partir. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite :
« Je n’ai perdu aucun
de ceux que tu m’as donnés. »
Or Simon-Pierre
avait une épée ; il la tira,
frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite.
Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre :
X « Remets ton épée au fourreau.
La coupe que m’a donnée le Père,
vais-je refuser de la boire ? »
L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs
se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père
de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil :
« Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus.
Comme ce disciple était connu du grand prêtre,
il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors.
Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –
sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte,
et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
L. Il répondit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ;
comme il faisait froid,
ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer.
Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus
sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit :
X « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement.
J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple,
là où tous les Juifs se réunissent,
et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu?
Ce que je leur ai dit, demande-le
à ceux qui m’ont entendu.
Eux savent ce que j’ai dit. »
L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus,
lui donna une gifle en disant :
A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
L. Jésus lui répliqua :
X « Si j’ai mal parlé,
montre ce que j’ai dit de mal.
Mais si j’ai bien parlé,
pourquoi me frappes-tu? »
L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer.
On lui dit :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
L. Pierre le nia et dit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Un des serviteurs du grand prêtre,
parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille,
insista :
A. « Est-ce
que moi, je ne t’ai pas vu
dans le jardin avec lui ? »
L. Encore une fois, Pierre le nia.
Et aussitôt un coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire.
C’était le matin.
Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire,
pour éviter une souillure
et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda :
A. « Quelle accusation portez-vous
contre cet homme ? »
L. Ils lui répondirent :
F. « S’il n’était pas un malfaiteur,
nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le
suivant votre loi. »
L. Les Juifs lui dirent :
F. « Nous n’avons pas le droit
de mettre quelqu’un à mort. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite
pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ;
il appela Jésus et lui dit :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus lui demanda :
X « Dis-tu cela de toi-même,
Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
L. Pilate répondit :
A. « Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
qu’as-tu donc fait ? »
L. Jésus déclara :
X « Ma royauté n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes qui se seraient battus
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
L. Pilate lui dit :
A. « Alors, tu es roi ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même
qui dis que je suis roi.
Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix. »
L. Pilate lui dit :
A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs,
et il leur déclara :
A. « Moi, je ne trouve en lui
aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume
que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque :
voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Alors ils répliquèrent en criant :
F. « Pas lui !
Mais Barabbas ! »
L. Or ce Barabbas était un bandit.
Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne
qu’ils lui posèrent sur la tête ;
puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui
et ils disaient :
F. « Salut à toi, roi des Juifs ! »
L. Et ils le giflaient.
Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit :
A. « Voyez, je vous l’amène dehors
pour que vous sachiez
que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Jésus donc sortit dehors,
portant la couronne d’épines et le manteau pourpre.
Et Pilate leur déclara :
A. « Voici l’homme. »
L. Quand ils le virent,
les grands prêtres et les gardes se mirent à crier :
F. « Crucifie-le! Crucifie-le! »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ;
moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Ils lui répondirent :
F. « Nous avons une Loi,
et suivant la Loi il doit mourir,
parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus :
A. « D’où es-tu? »
L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors :
A. « Tu refuses de me parler, à moi ?
Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher,
et pouvoir de te crucifier ? »
L. Jésus répondit :
X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi
si tu ne l’avais reçu d’en haut ;
c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi
porte un péché plus grand. »
L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ;
mais des Juifs se mirent à crier :
F. « Si tu le relâches,
tu n’es pas un ami de l’empereur.
Quiconque se fait roi
s’oppose à l’empereur. »
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors;
il le fit asseoir sur une estrade
au lieu dit le Dallage
– en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque,
vers la sixième heure, environ midi.
Pilate dit aux Juifs :
A. « Voici votre roi. »
L. Alors ils crièrent :
F. « À mort ! À mort !
Crucifie-le! »
L. Pilate leur dit :
A. « Vais-je crucifier votre roi ? »
L. Les grands prêtres répondirent :
F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.
Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix,
sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire),
qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui,
un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ;
il était écrit :
« Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau,
parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville,
et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate :
F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais :
“Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »
L. Pilate répondit :
A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »
L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus,
ils prirent ses habits ;
ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat.
Ils prirent aussi la tunique ;
c’était une tunique sans couture,
tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux :
A. « Ne la déchirons pas,
désignons par le sort celui qui l’aura. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
Ils se sont partagé mes habits ;
ils ont tiré au sort mon vêtement.
C’est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
X « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
X « Voici ta mère. »
L. Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
X « J’ai soif. »
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
X « Tout est accompli. »
L. Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
Après cela, Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs,
demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit.
Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant
la nuit – vint lui aussi ;
il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès
pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus,
qu’ils lièrent de linges,
en employant les aromates
selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent Jésus.
( Saint Jean 18, 1-19, 42 )
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par le Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
QUATORZIÈME STATION
Jésus dans le tombeau et les femmes
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
Cependant les femmes qui étaient venues avec Jésus de Galilée avaient suivi Joseph ; elles regardèrent le tombeau et comment son corps avait été mis. Puis elles s'en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et durant le Sabbat, elles se tinrent en repos, selon le précepte ( Lc 23, 55-56 ).
Méditation
Les femmes s'en sont retournées. Celui qu'elles avaient accompagné, marcheuses endurantes et secourables sur les routes de Galilée, celui-là n'est plus... Solitude et silence. D'ailleurs, le Sabbat approche, qui convie Israël à chômer, comme Dieu chôma, quand la création fut achevée, accomplie sous sa bénédiction.
C'est d'un autre achèvement qu'il s'agit aujourd'hui. Pour l'heure caché et impénétrable. Sabbat où se tenir aujourd'hui immobile, dans le recueillement du cœur et de la mémoire voilée de larmes. En préparant aussi les parfums et les aromates dont elles feront leur dernier hommage à son corps, demain, au petit jour.
Mais s'apprêtent-elles seulement, par ce geste, à embaumer leur espérance ? Et si Dieu, avait préparé une réponse à leur sollicitude qu'elles ne peuvent deviner, imaginer, pressentir même... La découverte d'un tombeau vide..., l'annonce qu'il n'est plus ici, parce qu'il a brisé les portes de la mort...
Prière
Seigneur notre Dieu, daigne voir et bénir tous les gestes des femmes qui honorent dans notre monde la fragilité des corps qu'elles entourent de douceur et d'honneur. Et nous, qui t'avons accompagné sur ce chemin de l'amour jusqu'au bout, daigne nous garder, avec les femmes de l'Évangile, dans la prière et dans l'attente que nous savons exaucées par la résurrection de Jésus, que ton Église s'apprête à célébrer dans l'exultation de la nuit pascale.
Notre Père qui es aux Cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par le Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
TREIZIÈME STATION
Jésus est déposé de la croix
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
[ Joseph d'Arimathie ] descendit le corps, le roula dans un linceul et le mit dans une tombe taillée dans le roc, où personne n'avait été placé ( Lc 23, 53 ).
Méditation
Gestes de sollicitude et d'honneur pour le corps profané et humilié de Jésus. Des hommes et des femmes se retrouvent au pied de la croix. Joseph, originaire d'Arimathie, « homme bon et juste » ( Lc 23, 50 ), qui réclame le corps à Pilate, rapporte saint Luc, Nicodème, le visiteur du soir, ajoute saint Jean. Et les femmes, obstinément fidèles, regardent.
La méditation de l'Église a aimé leur adjoindre la Vierge Marie si vraisemblablement présente, elle aussi, à cet instant. Marie, Mère de pitié, qui reçoit dans ses bras le corps né de sa chair... Désormais, c'est un corps immense qu'elle recueille, à la mesure de sa douleur, à la mesure de la création nouvelle qui s'enfante de la passion d'amour qui a traversé le cœur du fils et de la mère.
Dans le grand silence qui s'est installé après les vociférations de la troupe, les quolibets des passants et les bruits de la crucifixion, les gestes ne sont plus maintenant que douceur, caresse de respect. Joseph descend le corps qui s'abandonne entre ses bras. Il l'enveloppe dans un linceul, le dépose à l'intérieur du tombeau tout neuf, qui attend son hôte dans le jardin tout proche.
Jésus a été arraché aux mains de ses meurtriers. Désormais, dans la mort, il se retrouve entre celles de la tendresse et de la compassion... La douceur a fait retour au lieu du supplice. Douceur de Dieu et de ceux qui lui appartiennent, ces cœurs doux auxquels Jésus promit un jour qu'ils posséderaient la terre...
Chant à Marie
Ô Marie, ne pleure plus : ton fils, notre Seigneur, s'endort dans la paix. Et son Père, dans la gloire, ouvre les portes de la vie !
Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par le Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
DOUZIÈME STATION
Jésus meurt sur la croix
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
... Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « C'est achevé » et, inclinant la tête, il remit l'esprit. [...] Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté, il sortit aussitôt du sang et de l'eau. Celui qui a vu rend témoignage - son témoignage est véridique, et celui-là sait qu'il dit vrai - pour que vous aussi, vous croyiez ( Jn 19, 28-30 . 33-35 ).
Méditation
Maintenant, tout est achevé. La tâche de Jésus est accomplie. Il était sorti du Père pour la mission de la miséricorde. Celle-ci a été remplie avec une fidélité qui aura été jusqu'au bout de l'amour. Tout est accompli. Jésus remet son esprit entre les mains du Père.
Apparemment, il est vrai, tout semble s'abîmer dans le silence de la mort qui tombe sur le Golgotha et les trois croix dressées.
En ce jour de la Passion qui va vers sa fin, pour qui passe par ce chemin y aurait-il autre chose à comprendre que l'échec de Jésus, la ruine d'une espérance qui avait rendu cœur à beaucoup, consolé les pauvres, relevé les humiliés... ? Tout cela paraissait perdu, ruiné, effondré.
Pourtant, au milieu de tant de déception, voilà que l'évangéliste Jean fixe nos yeux sur un détail minuscule et s'y arrête avec solennité. De l'eau et du sang coulent du côté du Crucifié. Ô étonnement ! La blessure ouverte par la lance du soldat est passage pour de l'eau et du sang, qui nous parlent de vie et de naissance...
Prière
Seigneur, Jésus, en ces jours saints du mystère pascal renouvelle en nous la joie de notre baptême. Quand nous contemplons l'eau et le sang qui coulent de ton côté, enseigne-nous à reconnaître de quelle source notre vie est engendrée, de quel amour ton Église est édifiée, pour quelle espérance à partager au monde tu nous as élus et tu nous envoies...
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par le Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
ONZIÈME STATION
Jésus et sa mère
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis, il dit au disciple : « Voici ta mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui ( Jn 19, 25-27 ).
Méditation
Marie, elle aussi, est parvenue au terme du chemin. La voici arrivée à ce jour dont parlait le vieillard Siméon. Lorsqu'il avait élevé dans ses bras tremblants le petit enfant et que son action de grâces s'était prolongée par des mots mystérieux, qui tissaient ensemble drame et espérance, douleur et salut... Et elle avait consenti à ce projet divin, qui commencerait par bouleverser sa chair, qui accompagnerait ensuite l'enfant né de son sein sur des voies imprévisibles. Au long des jours si ordinaires de Nazareth, puis au temps de la vie publique... elle avait gardé ces choses dans son cœur. Elle les avait remises à la longue patience de sa foi.
Aujourd'hui est le temps de l'accomplissement. Le glaive qui perce le côté du Fils perce aussi son cœur. Marie aussi s'enfonce dans la confiance sans appui, où Jésus vit jusqu'au bout l'obéissance au Père. Debout, elle ne déserte pas. Stabat Mater. Elle sait, de nuit, mais de certitude, que Dieu tient promesse. Elle sait, de nuit, mais de certitude, que Jésus est la promesse et son accomplissement.
Prière
Marie, mère de Dieu et femme de notre race, toi qui nous engendres maternellement en celui que tu as engendré, soutiens en nous la foi aux heures de ténèbres, apprends-nous l'espérance contre toute espérance. Garde toute l'Église dans une veille fidèle, comme le fut ta fidélité, humblement docile aux pensées de Dieu, qui nous attirent là où nous ne penserions pas aller, qui nous associent, par-delà toute prévision, à l'œuvre du salut.
Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par le Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
DIXIÈME STATION
Jésus tourné en dérision sur la croix
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
Les chefs se moquaient : « Il en a sauvé d'autres, disaient-ils ; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Christ de Dieu, l'Élu ! » . Les soldats aussi se gaussèrent de lui ; s'approchant pour lui présenter du vinaigre, ils disaient : « Si tu es le roi des juifs, sauve-toi toi-même » ... ( Lc 23, 35-39 ).
Méditation
Jésus n'aurait-il pas pu descendre de la croix ? Nous osons à peine nous formuler cette question. L'Évangile ne la met-il pas dans la bouche des impies ?
Pourtant, elle nous hante, à la mesure même dont nous appartenons encore au monde de la tentation, que Jésus a affrontée durant les quarante jours au désert, porche et ouverture de son ministère... Mais, à la mesure dont, baptisés dans la mort et dans la résurrection du Christ Jésus, nous le suivons sur son chemin, les défis du Malin n'ont plus de prise sur nous, ils sont réduits à néant, leur mensonge est dévoilé.
Alors se découvre l'impérieuse nécessité du « il fallait »... « Il fallait... » que le Christ soit dans cette obéissance et cette impuissance, pour nous rejoindre dans l'impuissance, où nous a mis notre désobéissance.
Prière
Seigneur, notre Dieu, qui nous délivrera des pièges de la puissance selon le monde ? Qui nous libérera de la tyrannie des mensonges, qui nous font exalter les puissants et courir nous-mêmes après les fausses gloires ? Toi seul peux convertir nos cœurs. Toi seul peux nous faire aimer les voies de l'humilité.
Toi seul..., qui nous révèles qu'il n'est de victoire que dans l'amour, et que tout le reste n'est que paille que le vent disperse, mirage qui s'évanouit sous ta vérité. Nous t'en prions, Seigneur, dissipe les mensonges qui veulent régner sur nos cœurs et sur le monde. Fais-nous vivre selon tes voies, pour que le monde reconnaisse la puissance de la Croix.
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par la Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
NEUVIÈME STATION
Jésus est crucifié
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l'y crucifièrent, ainsi que les malfaiteurs, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. Et Jésus disait : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font » ( Lc 23, 33-34 ). Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison ( Is 53, 5 ).
Méditation
Vraiment Dieu est là où il ne devrait pas être ! Le Fils bien-aimé, le Saint de Dieu, est ce corps exhibé sur une croix d'infamie, livré au déshonneur, entre deux malfaiteurs. Homme de douleur dont on se détourne. À vrai dire, comme on se détourne de tant d'êtres humains défigurés que croisent nos chemins.
Le Verbe de Dieu, en qui tout fut créé, n'est plus qu'une chair muette et souffrante. La cruauté de notre humanité s'est déchaînée contre lui, et elle a vaincu. Oui, Dieu, est là où il ne devrait pas être et où, pourtant, nous avons tellement besoin qu'il soit !
Il était venu pour nous partager sa vie. « Prenez ! » n'a-t-il cessé de dire... Mais il s'est retrouvé entre nos mains, en territoire de mort et de violence. Celle qui nous sidère dans l'actualité du monde. Celle aussi qui rôde en chacun...
Il fallait que la douceur de Dieu visite nos enfers, seul moyen de nous délivrer du mal... Il fallait cela, afin qu'exposée à la vie de Dieu, la mort recule et s'effondre, comme un ennemi qui a trouvé plus fort que lui et qui disparaît dans le néant.
Prière
Seigneur, notre Dieu, accueille notre louange silencieuse... Nous sommes dans la stupéfaction devant l'Agneau immolé pour notre vie et celle du monde. Nous confessons que par tes blessures, bous sommes guéris. « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ? J'élèverai la coupe du salut [...] Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâces, et j'invoquerai le nom du Seigneur » ( Ps 116, 12 . 7 ).
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par le Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
HUITIÈME STATION
Jésus est dépouillé de ses vêtements
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
Ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique ( Jn 19, 23 ).
Méditation
Le corps humilié de Jésus est dépouillé. Exposé aux regards de dérision et de mépris. Le corps de Jésus labouré de plaies et destiné à l'ultime supplice de la crucifixion. Humainement, qu'y aurait-il à faire d'autre que de baisser les yeux pour ne pas ajouter à son déshonneur ?
Mais l'Esprit vient au secours de notre désarroi. Il nous apprend à entendre la langue de Dieu, ... cet abaissement de Dieu pour nous rejoindre là où nous sommes...
Entrant dans ce mystère de grâce, nous pouvons rouvrir les yeux sur le corps supplicié de Jésus. Alors nous commençons à discerner ce que notre œil ne peut voir... la lumière irrésistible de l'amour jusqu'au bout.
Prière
Seigneur notre Dieu, nous plaçons sous tes yeux la foule immense des hommes qui subissent la torture, l'affreux cortège des corps maltraités, tremblant d'angoisse à l'approche des coups, agonisant dans des bas-fonds sordides. Recueille leur plainte, nous t'en supplions.
Le mal nous laisse sans voix et sans secours. Mais toi tu sais ce que nous savons pas. Tu sais trouver un passage dans le chaos et la noirceur du mal. Augmente en nous la foi ! Nous te présentons aussi la folie des tortionnaires et de leurs commanditaires.
Elle aussi nous laisse sans voix... Sauf à te prier et à t'implorer dans les larmes avec les mots de la prière que tu nous as enseignée : « Délivre-nous du mal » !
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par le Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
SEPTIÈME STATION
Jésus et les filles de Jérusalem
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
Le peuple, en grande foule, le suivait ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais se retournant vers elles, Jésus dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi. Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants... Car si on traite ainsi le bois vert, qu'arrivera-t-il au bois sec » ( Lc 23, 27-28 ; 31 ).
Méditation
Les pleurs que Jésus confie aux filles de Jérusalem comme une œuvre de compassion, ces pleurs des femmes ne manquent pas à notre monde... Car leurs pleurs sont aussi, et d'abord, tous ceux qu'elles recueillent... dans un monde où il y a beaucoup à pleurer. Pleurs des petits enfants terrorisés, des blessés des champs de bataille en appel d'une mère, pleurs solitaires des malades et des mourants au seuil de l'inconnu. Pleurs de désarroi, qui ruissellent sur la face de notre monde qui fut créé, au premier jour, pour des larmes de joie, dans la jubilation de l'homme et de la femme ensemble. Et même... il y a des larmes à consoler sur le visage de Dieu, quand il pleure sur la misère des siens...
Prière
Seigneur, notre Dieu, Dieu de tendresse et de pitié, Dieu plein d'amour et de fidélité, apprends-nous, dans les jours heureux, à ne pas mépriser les larmes de pauvres qui crient vers toi et qui nous appellent au secours. Apprends-nous à ne pas passer indifférents auprès d'eux. Apprends-nous à oser pleurer avec eux. Apprends-nous aussi, dans la nuit de nos peines, de nos solitudes et de nos déceptions, à entendre la parole de grâce que tu nous révélas sur la montagne : « Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés » ( Mt 5, 4 ).
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.
Extraits des Méditations d'Anne-Marie Pelletier pour le chemin de croix présidé par le Pape François au Colisée le 14 Avril 2017.
SIXIÈME STATION
Jésus et Simon de Cyrène
V/. Nous t'adorons, ô Christ,
et nous te bénissons...
R/. Parce que tu as racheté le monde
par ta sainte croix.
Comme ils l'emmenaient, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus ( Lc 23, 26 ).
Méditation
Jésus trébuche sur le chemin, le dos écrasé sous le poids de la croix. Mais il faut aller de l'avant, marcher, et encore marcher... Un homme est justement de passage, qui a les bras solides. À l'évidence, il est étranger aux événements du jour. Il rentre chez lui. Qu'aura-t-il su du condamné poussé par les gardes vers son supplice ? Que pouvait-il connaître de celui qui « n'avait plus figure humaine », tel le serviteur défiguré d'Isaïe ?...
L'Évangile a seulement gardé mémoire de son nom, Simon, originaire de Cyrène. Mais l'Évangile a aussi voulu porter jusqu'à nous le nom de ce libyen et son pauvre geste de secours, pour nous enseigner qu'en soulageant la peine d'un condamné à mort, Simon a soulagé la peine de Jésus, le Fils de Dieu, sans qu'il le sache.
Prière
Seigneur, notre Dieu, tu nous as révélé qu'en chaque pauvre qui est nu, qui est prisonnier, qui est assoiffé, c'est toi qui te présente à nous, et c'est toi que nous recevons, visitons, revêtons ou désaltérons... Mystère de ta rencontre avec notre humanité ! C'est ainsi que tu rejoins tout homme ! Nul n'est privé de cette rencontre, s'il consent à être un homme de compassion.
Nous te présentons, comme une offrande sainte, tous les gestes de bonté, d'accueil, de dévouement, qui sont accomplis chaque jour en notre monde... Daigne bénir les hommes et les femmes de compassion, qui te rendent gloire, même s'ils ne savent pas encore prononcer ton nom.
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.